{Le Scribus}

Vendredi 24 août 2007 * La guerre.... présent=imparfait; passé= plus que parfait !

La guerre….  Présent imparfait. Passé-Plus que parfait.

 

En réfléchissant sur la guerre, les soldats, les morts, etc. Tout ce contexte déprimant m’amène à penser sur la condition humaine. Selon la tradition judéo-chrétienne, nos sources ne sont pas très reluisantes. Rappelez-vous, il y avait Abel et Caïn.  Et la Bible est remplie de ces conflits perpétuels entre individus et peuples. Jusqu’à la venue du Christ pour lancer le Nouveau Testament. Pas mieux ! Il prêchait la paix, on l’a crucifié.

 

Aujourd’hui lorsque je vois des soldats portés leurs confrères dans des coffres de mort, je constate que le monde ne change pas. Les puissants, la politique, l’argent, le pouvoir se servent des gens pour assouvir leurs besoins de domination.

 

Avec les quelque 200 pays sur notre planète, des peuples se sont adaptés à des espaces, des climats, des langages, des habitudes de vie qui leur appartiennent. Et nous, les occidentaux, les américains, nous pensons que notre mode de vie doit être l’unique modèle et nous voulons l’imposer à la planète. Pas sûr que la guerre soit la meilleure façon. Je pense plus que c’est une évolution lente qui tôt ou tard rejoint les gens pour toujours se rapprocher de la quête du bonheur inscrite dans tout être humain.

 

Le monde présent est imparfait. Individus, associations, collectivités, peuples, pays, tous nous cherchons  toujours le meilleur. Imparfait dans le partage, imparfait dans la justice, imparfait dans la santé, imparfait dans la gestion, etc.  Cependant j’aime mieux cette imperfection avec un souci d’amélioration, que la situation que vive les soldats qui font la guerre et qui n’en reviennent pas. L’armée, la guerre devraient être des moyens de seulement défendre son territoire pour protéger le peuple qui y vit. Les gouvernements envahisseurs ne devraient pas exister. Seulement l’aide humanitaire bien organisée par une coalition comme l’O N U ou  L’ OTAN. Parlant de cette dernière,  qui compte 37 pays participants. Parmi ceux là,  seulement 4 pays : L’Angleterre, le Canada, la Hollande, les États-Unis d’Amérique envoient des soldats se battre, les autres y vont seulement pour aider.

 

Je trouve cela très triste de voir les soldats, qui trop jeunes sont projetés dans le passé en perdant leur vie. Cela me touche d’entendre les proches dire que le mort était rempli d’énergie, qu’il avait la joie de vivre, qu’il était dynamique, qu’il avait un grand cœur. Dans les cérémonies funèbres, ils deviennent plus que parfait. Honneurs, parades, éloges, solidarité, etc.  Croyez moi, ils ont tous ma sympathie, mais j’aime mieux l’imperfection du présent que le passé plus que parfait.

 

Toute ma  sympathie aux familles. Et, dans mon imperfection, je cherche à savoir si je suis dans l’erreur en pensant ainsi. Qu’un jour la lumière soit faite.

 

 

Bordaj, 2007-08-24 12:58:09
Permalien | Ajouter un commentaire |

Dimanche 19 août 2007 * Beau spectacle...Cité de l'Énergie. Eclyps.

Hier nous sommes allés voir le nouveau spectacle présenté à la Cité de l'Énergie.

Satisfaction. Très positif. Une belle expérience.

Pour toute la famille. L' auteur et le concepteur ont su trouver le chemin pour rejoindre presque tout le monde. L'actualité...avec la navelle spatiale Endeaviour et le laboratoire en orbite.

Notre imaginaire avec la lune et ses mystères. Nos rêves d'enfants. La chanson mythique qui a bercé nos premiers dodos.

Des souvenirs de notre adolescence avec la musique et la danse de l'époque des années 50.

Un auteur, un concepteurs, des artistes, des figurants de chez nous, de notre milieu. Une belle intégration d'un potentiel qui ne demande qu'à être inclus.

De beaux costumes, des acrobaties, des feux d'artifices.

Un décor magnifique sur le bord du St-Maurice sous la tour.

Un message qui nous invite à croire que l'on peut changer des choses.

Une technologie toujours impressionnante avec un amphithâtre qui tourne qui fait que les décors sont plus facilement accessibles.

La première saison se termine le 25 août, mais je suis certain que ce ne sera qu'une éclipse très passagère et que 2008 ramènera beaucoup de touristes pour voir ce spectacle rafraîchissant qu'est Eclyps.

Bravo.  Et que le monsieur Trudel doit être content !!!

Bordaj, 2007-08-19 23:39:47
Permalien | Ajouter un commentaire |

Dimanche 19 août 2007 * Avis de recherche...du bonheur !

Bonjour,

 

On cherche toujours à devenir sage. On pense que ce sont des recettes que l’on peut mettre en action sur notre cuisinière et en bénéficier le temps d’une cuisson. Faux. La sagesse, c’est un résultat d’expériences analysées, synthétisées, enregistrées, adaptées et intégrées à sa propre personnalité qui elle vient de loin….génétique, académique, politique, culturelle, religieuse, sociale, etc.

Une fois comprise, mais en fait, (elle évolue tout le temps) on acquière une vision de la vie qui nous la rend facile et plus souvent agréable.

Y’a des gens qui voient la vie comme un combat…ils luttent à contre courant et, ce n’est pas facile. Y’a les autres, qui eux suivent le rythme de la vie, et doucement s’adaptent aux meilleures conditions possibles pour le moment présent. Heureux sont-ils !!

 

Il y a des lunes que la vie est là, qu’on tente de la cerner, de la comprendre, de la diriger, de la contrôler. Mais elle va, s’ajuste, bâtit, détruit, se modèle, ect… Imagine ! elle s’est rendue jusqu’à toi, et si tu fais un peu de recherches tu peux voir tout le chemin parcouru pour que tu sois là à en profiter! Parlant de lunes… j’aimerais bien un jour qu’on m’explique pourquoi notre calendrier n’est pas basé sur elle, dame la lune qui joue d’influences mensuelles notables. Je paris que c’est à cause du chiffre 13 que l’on a préférer caché… Nous aurions 13 mois lunaires au lieu de 12 mois zodiaques. Et, je crois que les nombreuses influences de la lune seraient plus normalement intégrées dans notre quotidien. Mais, voilà…c’est de même. Que voulez-vous ? que voulez-vous ? comme dirait ma défunte belle-mère !

 

Infinie, universelle, elle est la Vie. Mini ou maxi elle s’exprime. Dans la continuité des plus ou moins, elle s’aventure. Nous sommes ceci dans cela. Et vogue la galère vers une éternité en changements avec des départs, des arrivées et de nouveaux départs.

 

Un vieux sage disait qu’ici sur cette terre, c’est dans l’énergie de l’air qui faut trouver le chemin de l’universalité. La puissance du BANG ! lancement de la création par Le Créateur qui a insufflé les adaptateurs d’énergie, nous aurait caché le secret de décoder la compréhension de notre séjour sur Terre en sachant respirer.

 

Pour votre plaisir et votre nouveau départ vers la sagesse…. Je vous le transmets. Vous le découvrirez si vous le pratiquez… déjà, à plusieurs occasions, on vous l’a partagé, mais à cause de votre incrédulité, votre paresse, votre manque de discipline, vous l’avez négligé. Encore une fois, je vous le dis :  Respirez par le NEZ…. Et ça viendra. Vous verrez toute la magie qui s’en dégage. Comment les choses se présenteront facilement.

 

Pour vous montrez que les asiatiques ont compris… inversez  les lettres de NEZ et vous obtenez  ZEN… c’est le chemin ! 

 

Par exemple, Si vous respirez par le nez. Méditez ces petites capsules :

 

  • « L’illusion fondamentale de l’humanité est d’imaginer que je suis ici et que toi tu es là. »  Yasutani Roshi.
  • « Quand tu es dans l’illusion et le doute, même un millier de livres ne suffisent pas. Quand tu as compris, un seul mot est de trop. » Fen-Yang

 

Bon chemin n n n n n n n n ement !

Bordaj, 2007-08-19 23:07:22
Permalien | Ajouter un commentaire |

Lundi 13 août 2007 * St Ulric 2007

Images en mots dits….. de St-Ulric  1-7 août 2007.

 

 

Premier matin.

 

Comme au premier jour. Évaluation du décor.

 

Au centre, assis dans la balançoire qui se met à jaser dès qu’elle sent mon poids.

Suis-je trop lourd ?

De sa façon de jaser… je dirais oui ! Elle ne cesse de répéter le même bruit sourd à  chaque aller retour. Elle me gêne, mais elle n’insiste pas, même qu’elle devient plus discrète. Elle veut me ré-apprivoiser. Çà fait tout de même un an.

 

Complètement à gauche, en face de Mme Labbé,  la grosse roche avec dessus, une croix en souvenir de son mari, se confond à l’horizon. C’est marée basse. Une marée discrète qui durant la nuit est venue lécher la berge, juste au dessous de notre lit… dans la « fifth wheel » de Fernand.

 

Deux cormorans sillonnent la frontière du bord de mer. Dans leurs costumes noirs, ils scrutent le tapis bleu dans des aller-retour où, il ne semble rien se passer.

 

Sur la première courbe. Des canards eider en rond, le bec sous les ailes, fond la recharge de leur batterie solaire. Bientôt, ils partiront à demi-large, fouiller les bancs d’algues pour nourrir leurs petits, qui dans quelques semaines partiront vers le sud.

 

À l’intérieur, dans la petite baie, des goélands picorent dans leur assiette de fruits de mer.

 

Avec des cris stridents, dans le ciel bleu, une patrouille avertit  la famille attablée de se déplacer un peu vers la droite pour un meilleur approvisionnement.

 

Deux grands hérons, pattes fines, comme dans une parade au ralenti, s’avancent doucement  pour mieux capturer les proies insouciantes.

 

Au fond, sur la droite, les premiers phoques étendus paresseusement,  constatent sans intérêt que la mer lentement se retire pour ainsi les rendre plus accessibles aux touristes qui, de la grève, les examinent en doutant presque de leur vitalité engourdie.

 

Devant moi, un bouquet de marguerites, timidement s’ouvrent aux premiers rayons du soleil qui avec une légère brise, maquillent leurs pétales de lumière, pour mieux accueillir les papillons qui étirent leurs ailes marbrées de jaune et de noir.

 

Cette mise à jour du journal « La mer matinale » est beaucoup moins stressante que le « Journal de Montréal » !

 

Aller ! Bonne journée ! Et, bonne marche sur la grève !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Surfing sur jumelles.

 

Le matin s’y prêtait. Calme. Chaud. Marée à reculons.

Les rochers se dégageaient de leur immersion nocturne.

Un petit chenal m’a permis de sauter le filet d’eau qui s’écoulait d’une petite baie intérieure.

 

Je suis sur la grève. Paresseux. Trop !  pour prendre une promenade. Je retourne chercher les jumelles. Je ferai de l’observation. Je rapprocherai tout ce que je vois avec trop d’espace.

 

Je navigue sur les pointes de rocher pour m’approcher d’un point d’observation que j’avais ciblé à l’œil nu.

 

J’y arrive. Fais mes ajustements visuels avec les lunettes d’approche. Voilà, c’est parti. Première observation : les phoques paresseux sur leur pic. Ils sont futés, ils s’installent souvent 2 ou 4 selon le pic. Ils se disposent de façon à ce que chacun observe un secteur. Ils deviennent inapprochables.  Un jeune blanc m’observe et semble me dire : « N’approche pas, ma glissade est prête et, je vais disparaître plus vite que tu penses. »

 

Oups ! une vague de bécassines passe devant moi. Je décide de surfer avec eux. Pas facile. Mais tellement beau. J’en perds l’équilibre. Je les retrouve, ils font une acrobatie aérienne qui me confirme leurs habiletés. Leur poitrine blanche, leurs ailes brunes. En cascade, en chute libre, ils font de la magie dans le bleu du matin. Ils se posent sur la berge et picorent les petits insectes marinés que la mer vient de leur servir.

 

Plus facile. J’embarque sur un goéland. Beaucoup plus lent. Il flâne dans le ciel. Quelques coups d’ailes, il glisse, plonge, tourne, mais avec lenteur et grâce. Il scrute le décor à la recherche de nourriture.

 

Comme un grand requin blanc, le ciel est sillonné par des avions réactions qui ramènent des passagers d’Europe. Ils se déplacent à plus de 1100 km/heure et, avec mes jumelles, c’est comme une tortue dans un désert.

 

Plus près de moi, je regarde les algues qui forment comme des rizières immenses.

 

Les pointes dentelés des roches sont comme des pyramides dans le désert.

 

Ce décor magnifié emplit ma vue. Je suis comblé de tant de beauté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la grève.

 

Un bonhomme s’en vient sur le chemin Bérubé. Cela m’intrigue… un peu. Je le vois s’approcher… d’un certain âge. Pas nécessairement de forme gazelle, c’est-à-dire, genre à faire du jogging. Plutôt genre pesant et lourd. Casquette, visage rond, lunette soleil, il ressemble à Michael Moore.

Je le reconnais. C’est Ben, le voisin. On se salue chaleureusement. Ça fait un an que l’on s’est vu. Il aime bien jaser. La coccinelle se pointe au bout du chemin. Fernand revient de faire ses courses. Il a été à la ferme chercher son lait…directement de la vache.. sans trop de procéder de sécurité sanitaire. Comme autrefois… du  pis à la chaudière et, dans le verre, pour le boire goulûment.

 

Fernand ramasse ses bâtons de marche, deux bâtons tordus, un qui ressemble à la canne de pèlerin du Pape. Ben passe prendre ses bâtons de ski de fond. Et nous voilà parti, vers l’est, avec un vent plutôt frisquet qui nous retrousse la casquette. À travers les anses qui à chaque fois  ouvrent une nouvelle fenêtre de vent et de grève, nous avançons vers la maison d’Égide Gauthier. Comme un phare, elle se dresse sur la pointe au naufrage. Abandonnée, blanche, toit noire en bardeau de cèdre vieillit, elle veille sur un décor immobile. Pourtant à quelques mètres de là, la route 132 fourmille d’autos sur la route unique qui mène à Gaspé.

 

Nous faisons le tour de cette grosse maison. Nous constatons que le temps l’use et la fragilise. Mais Égide la garde. Il pourrait certainement avoir un bon prix pour cet espace de plusieurs milles pieds carrés. Est-ce un souvenir d’enfance chargé d’émotion ? est-ce pour laisser un héritage ? Lui seul le sait.

Les conversations se modulent selon les détours des anses. Fernand cherche à faire parler Ben qui est facile à défendre ses opinions. Le petit jeune chien de Fernand s’amuse à découvrir des objets qu’il secoue en courant devant nous. Fernand étudiera les influences des mouvements provoqués par la cadence des torsions de ses canes sur l’évolution de la conscience universelle des marcheurs de grève.

 

Enfin de compte, la promenade a été bénéfique à plusieurs points de vue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En bas, en haut.

 

Par banquises, le brouillard remontait le fleuve. La morosité rejoignait même les oiseaux qui accrochés aux rochers ne voulaient pas bouger. Par prudence. C’était l’envahissement total du gris qui s’infiltrait presque partout jusqu’à un pied du visage de l’autre, qui te faisait presque peur, si tu ne lui avait pas parlé dans la minute précédente.

 

Entre deux banquises, Suzanne me dit allons voir en haut si c’est pareil. Parce que, selon les oui dires des gens d’ici, souvent en bas et en haut ce n’est pas toujours semblable. Nous embarquons et naviguons jusqu’à la première côte qui nous élève plus haut d’environ une centaine de pieds.

 

De fait, dès le flanc de la côte, nous constatons que le brouillard est un rôdeur de fleuve, il naît à fleur d’eau et s’étire sur les berges.

Ici, il fait beau et chaud.

 

Passons au chalet sur la montagne. Descendons vers le pont couvert. Juste après sur la droite « Les jardins du Pont Couvert », une grosse fraise nous invite.  Nous suivons le sentier pour arriver au lieu de cueillette. Il faut en profiter…. Presque fini le temps des fraises, et début du temps des framboises. Les unes à ramasser à quatre pattes, les autres debout sans se pencher aucunement.

 

Deux paniers à la livre. 1.40 pour les fraises et 2.40 pour les framboises. De bons desserts en vue. Il faut dire que le prix inclus tout le vol à l’étalage que nous avons consommé en circulant dans les rayons de verdure du marché nature.

 

Nous redescendons en bas, sachant maintenant que les jours de brume ne sont qu’une traînée de gris pour cacher le bleu du ciel et de la mer aux touristes qui veulent emporter chez eux toute la beauté des paysages marins. Et, souvent sans payer !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Éloge de la lenteur.

 

Dès que tu quittes la route 138 pour entrer sur la Pointe Bérubé. Le temps s’arrête.

Même l’horloge dans le chalet prend du retard.

La marée recule lentement vers la mer. Six heures plus tard elle cherche son chemin pour retrouver la berge.

Le vent permet aux goélands de faire du sur place et même de reculer dans le firmament bleu.

Les nuages n’osent pas se déplacer tant ils sont gonflés de paresse.

Un bateau passe et semble faire du pouce pour embarquer dans le vent.

Un papillon flâne sur une fleur, il est ivre de parfum.

Des éoliennes paresseuses semblent ralentir le vent sur la colline de Baie des Sables.

Le café devient froid avant qu’on le termine.

Les outardes déambulent au gré des vagues en grève.

Des rouleaux de vagues se couchent sur la grève qui a du sable dans l’engrenage.

Les cormorans étirent leurs ailes mouillées pour les sécher au soleil rare.

Et lorsque le soir vient longtemps après neuf heures, le sommeil ne veut pas se coucher dans les bras de Morphée qui ne fait que baîller.

Et le matin, lorsque je m’éveille, avant que j’ouvre complètement les yeux l’horloge est déjà rendue à … et quart.

Que faisons nous aujourd’hui ? Le vent nous le dira, si ça lui chante !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Casse-croûte de 4 heures…..  dérangeant.

 

Après la baignade, c’était comme d’habitude l’heure du café et de la petite collation. On commence sur notre côté devant la balançoire jaune. On y apporte la table, on apporte les plats et le café. Fernand en profite pour nous montrer sa dernière acquisition. Un magnifique petit poêle miniature à deux ronds. Oui, oui, un poêle à bois avec clé et cheminée. Il l’a mis dans une brouette, l’a allumé et il l’a apporté autour de la table de service.

 

Le ciel s’est couvert et la pluie s’invite. Déplacement en catastrophe dans le gazebo au côté de la maison mobile. On continue à grignoter. En courant Suzanne et Marianne ont renversé une assiette de cocos durs.  La pluie est fine et délicate pour un peu de temps. C’est un gazebo pour le soleil et une légère brise. La pluie s’intensifie. On rapproche les chaises. Nos dossiers s’humectent. On se met debout autour de la table en espérant que ça diminue. Rien à faire. Les pieds dans l’eau, les chaises mouillées. On redéménage dans la maison mobile. Manque de place. Les enfants s’en vont dans notre roulotte pour regarder la télé. Nous terminons notre lunch dans une atmosphère très conviviale.

 

On retraverse l’autre côté pour regarder les images prises cet après-midi et particulièrement un petit vidéo de Michel interprétant « Solamente una vez ». Les enfants retournent dans la maison mobile pour voir la fin de leur film. Nous visionnons les images et le vidéo. Quel plaisir nous avons de nous voir et de nous entendre. C’est comme un vrai party sur la Tartigou. Peut-être vais-je l’envoyer sur You Tube !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beautés camouflées.

 

Orages en soirée. Brouillard en matinée. Entre les deux une bonne nuit de sommeil avec le bruit des vagues qui à cinq heures viennent à répétition lécher la berge sous notre maison mobile.

Suzanne est réveillée par ce harcèlement matinal de la mer. Au lieu d’être un processus d’endormitoire, cette cadence ennuyante devient un agacement perpétuel. Elle se lève et je me rendors jusqu’au matin 8 heures.

Suzanne retourne au lit chaud pour récupérer quelques heures de sommeil volées par la marée haute.

Je prends mon petit déjeuner, regarde un beau diaporama, écris quelques indices pour des textes. Je sors dans le brouillard pour une promenade matinale. Le ciel est bas, je dois regarder proche. L’horizon est voilé. Si tu ne peux voir loin, regarde proche et constate la beauté que tu pensais voir au loin.

La plage a été fraîchement balayée par le retrait de la marée. De grandes algues brunes s’étirent en arabesque parmi les coquillages. De petits ruisseaux s’efforcent de retourner à la mer avant que le petit débit soit absorbé par le sable buveur.

Les poitrines blanches des goélands mettent en relief les escarpements des petits rochers. Les bécassines tissent une dentelle autour des petits lacs de la baie. Au fond, avant le large, les phoques sculptent les grosses roches avec leurs rondeurs plus raffinées.

Un goéland juste au dessus de moi, trace une ligne blanche dans ce gris tamisé d’une lumière qui cherche son chemin vers l’écume des vagues.

Gentiment, au tournant, le ciel m’avertit de rebrousser chemin. Une gouttelette me frappe l’oreille, et bientôt la figure, et bientôt… comme un goupillon. Je sens que ma promenade a été déjà trop bénéfique. Trop de beauté en si peu de temps et de distance.

Je retourne et reprends mon ordinateur pour décoder tous les indices que dame nature vient d’étaler sur ma route.

En ce moment, de petits oiseaux chantent sous la pluie et colorent de leurs chants l’ennui qui s’installe sur la Pointe- Bérubé.

 

Suzanne m’appelle pour dire qu’il pleut dans son lit. La prise d’air du plafond est ouverte et ma douce est aspergée de petites perles de plue qui la réveille complètement. Une reine ne se lève pas sans ablutions !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beau matin.

 

Pas de vague. Seulement un petit frisson sur le bleu de l’eau.

Un goéland fait sa toilette sur la roche devant moi.

Un autre goéland plus narcissique se mire dans l’eau et semble se gonfler l’apparence pour la grande séduction de la goélette !!!!

Deux grands hérons font leur marche lente dans les étangs chargées de petits mollusques.

Un chardonneret fait ses vocalises sur la mangeoire.

Un oiseau mouche fait sa collecte matinale de suc de fleurs.

Un papillon quelque peu saoul se dandine sur le chemin des marguerites.

Des bécassines virevoltent dans le bleu du ciel en faisant des étincelles avec le dessous de leurs ailes blanches.

Les phoques installent leurs chaises longues sur les gros cailloux à demi-large de la berge pour y flâner la journée.

Deux corneilles en veste noire scrutent la plage pour taxer les goélands flâneurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Baignade dans la rivière Tartigou.

 

L’invitation était dans le décor depuis quelques jours. Fernand et Monique venaient d’aller chercher Philippe et Marianne. Il faisait beau. C’était idéal pour la baignade dans le micro climat chez Michel Bussière, juste à quelques mètres de l’embouchure de la rivière Tartigou et du fleuve.

 

À pied, à trois minutes de Pointe Bérubé, c’est dépaysant. Un pont sur la 132 pour enjamber la rivière. Une petite chute

 

que l’on voit du pont. Un détour. Dans ce détour, un étang entre deux chutes. Un bain tourbillon au pied de la cascade. Un courant assez fort pour nager sur place…comme dans les gyms où tu cours sur place sans avancer ! Un fond plutôt accidenté qui nous oblige à une vigilance constante. Une eau tempérée qui rafraîchie et énergise. Ceux qui observent sont bien postés sur les patios qui Michel a construit sur les pentes entre le chalet et la rivière.

 

Tout un aménagement que Michel a réalisé en faisant quotidiennement de la maçonnerie pour y élever des murets le long de son décor spécial. Nous sommes à quelques mètres de la route. Nous n’entendons rien. C’est le bruissement de la chute qui habille nos oreilles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À marée haute.

 

Fin d’après-midi, autour de 4 heures. Sur la balançoire jaune. Face à la mer.

Après de menus travaux, genre cueillette de bois de plage. Aménagement de la place du feu. Nous constatons que lentement les sentiers d’eau s’animent. Les petites baies intérieures s’emplissent du souffle de la mer qui par vagues forcent la limite naturelle de la basse marée qui se noie graduellement sous les poussées répétées  des vagues.

 

Petit à petit les oiseaux se regroupent sur les îles les plus grosses. C’est le rendez vous habituel. L’occasion de faire le bilan des dépôts de la marée précédente.

 

Nous faisons de même sur la balançoire jaune qui se laisse approcher par ce grand géant bleu. Nous refaisons le monde selon les données de Fernand qui a souvent des intuitions intéressantes sur le déroulement et la compréhension du sens de la Vie. Ses intuitions suivent souvent les marées. Il a des exemples pour les deux situations. Les marées basses et les marées hautes qui balancent notre quotidien.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Divers.

 

Assis sur une roche

Les pieds dans le sable

La tête dans les nuages

Les yeux sur l’eau

Les poumons remplis d’air salin

Les oreilles pleines de vagues assaisonnées de chants d’oiseaux.

Je savoure la mer et son environnement.

 

Lorsque tu vas chez Mc Donald, souvent quand tu regardes en haut tu vois des goélands. Si tu regardes près de toi, tu vois des gros et lents.

 

Ici, la vie est tellement lente qu’il faut du vent pour faire bouger les choses.

 

Ce matin ( 5 août) le vent vient de l’ouest. Il fait beau, les vagues sont plus rapides parce qu’ils vont dans le sens du courant. Même les bateaux courent après la fumée de leur cheminée.

Sur la Promenade des Capitaines. Il y avait les Talents Shows….même si c’est pas chaud. Une idée originale, ils ont installé les vieux parcomètres devant l’espace « Show ». On peut y déposer des dons pour les artistes. Les mécanismes fonctionnent seulement avec des 10 sous ou des vingt-cinq sous. Y pas de quoi offrir de gros cachets aux artistes !

 

Les poumons sont trop petits pour emmagasiner l’air qu’on voudrait respirer.

 

Quand il fait beau, y’a souvent trop de bleu…le firmament est gêné, il souffle des flocons de nuages un peu partout dans le ciel.

 

Lorsque tu marches sur la grève, tu as quatre choix de marche… dans le croustillant concassé du bord de l’eau, sur le pavé durci du centre, dans les écailles en bordure de grève supérieure ou encore à travers les bois de mer jonchés sur le sommet de la berge à l’orée de la verdure fleurie. Ou parfois, en tricotant à travers les  grandes algues que la dernière marée a allongées sur toute la surface praticable. Et, attention aux glissades !!!

 

4 pour 4. Nous étions quatre. À la roulotte, nous avons partagé une petite frite en quatre pour ne pas abuser. Ce  qui fait à peu près quatre frites chacun. Ce fut tout de même délicieux. Et, on ne s’en porte que quatre fois mieux.

 

Roulés comme des pépites de chocolat, les canards sur l’île sont comme un dessert pour l’œil glouton  du rêveur affamé.

 

Sur les flots bleus, vers l’est, courent des moutons blancs riant devant leur berger, le  Soleil levant. C’est amusant !

 

En regardant vers l’est, si tu parles contre le vent, il te crache au visage… et c’est la tempête de mots et de vent. Toujours, c’est le vent qui gagne !

 

 

Nous rencontrons M. Guyot à la sortie de l’épicerie. Lieu de rencontre du village. Il a vraiment un genre venu d’ailleurs, de l’Asie. Et c’est vrai.  

Bordaj, 2007-08-13 23:13:34
Permalien | Ajouter un commentaire |

Lundi 24 juillet 2006 * Mon ....* trie !

Quel plaisir que de squatter un lieu magnifique tant dans l'immédiat de l'espace habitacle que dans l'environnement élargi !

Vous tous qui voyagez vous avez déjà apprécié cette magie de découvrir un espace nouveau rempli de paysages, de gens, de rêves pour en faire une culture de souvenirs que l'on anime par les temps où le quotidien en trop calme.

Ces plaisirs, nous les avons partagés récemment avec de bons voyageurs qui toujours curieux savent découvrir des points de vue, des secteurs bucoliques et des jardins secrets. R et M nous avons emmagasiné plein d'images, de bonnes réflexions et des images pleines de lumières qui illumineront les jours plus tranquilles. Merci à nos guides.

Et cet espace merveilleux couvre tout le territoire de l'Estrie au Québec, en Canada.

Bordaj, 2006-07-24 13:05:03
Permalien | Ajouter un commentaire |

Mercredi 11 janvier 2006 * Ave Bernard

Ave Bernard !

 

Elle n’aura pas eu le temps d’être centenaire. Érigée en 1912, dans la foulée de la naissance de la ville de Shawinigan, le cœur de la communauté de la paroisse Saint-Bernard de Shawinigan, l’église a fermé définitivement ses portes avec le service religieux du Samedi 31 décembre 2005. Après 93 ans de rassemblements heureux et malheureux, le curé Jean Pierre Guillemette a dû, sur recommandation des marguilliers prendre cette difficile décision.

 

            L’église était bondée. Plusieurs paroissiens actuels étaient pour l’occasion accompagnés d’anciens résidents de la paroisse qui venaient avec une certaine nostalgie assister à cette dernière rencontre religieuse dans un lieu chargé de souvenirs impérissables. Au moment où le célébrant demandait à l’assistance de garder une minute de silence pour laisser émerger ces  nombreux souvenirs, il y eut dans cette zone de silence comme une longue plainte qui planait sur cette foule recueillie. Malgré cette situation plutôt triste, en haut dans le jubé, avec le chant des choristes, le vieil orgue Casavant, voulait encore se faire joyeux en rehaussant de ces notes un Alléluia à la vierge Marie.

 

            Dans le partage qui suivit cette messe, on entendait des commentaires émouvants sur les situations vécues dans ce lieux qui jadis étaient remplis de prestige. Les baptêmes, les premières communions, les confirmations, les servants de messe, les mariages, les sépultures, les curés, les sermons, les Jours Saints, les visites de l’Évêque, etc. Tout l’espace animait l’imagination et les souvenirs des gens présents. C’est avec émotions et pincements au cœur que les fidèles quittèrent les lieux. Ils poursuivront leurs démarches religieuses en assistant à la messe dans le sous-sol de l’église jusqu’à la solution définitive qui arrive un jour. 

 

Comme Marie qui avait répondu  « Ave Bernard »  à la salutation quotidienne que lui faisait le saint en disant « Ave Maria », les fidèles ont dit dans leur cœur un dernier « Ave Bernard » à leur église.

Bordaj, 2006-01-11 19:39:18
Permalien | Ajouter un commentaire |

Jeudi 17 novembre 2005 * Pour la souveraineté via une solidarité inter génération

Avec Boisclair comme chef du PQ, je crois que nous assistons à un ralliement entre générations. Les plus âgés se rendent compte qu'après trente ans, ils n'ont fait rien d'autre que de tracer un chemin toujours sans être capable de se rallier et de rallier tous les indépendantistes.

Avec Boisclair nous sentons que les plus jeunes nous indiquent qu'ils veulent poursuivre et tenter leur chance de regrouper toutes les forces nécessaires pour parvenir enfin à cette nécessité d'être libre.

Bordaj, 2005-11-17 09:54:53
Permalien | Ajouter un commentaire |

Lundi 8 août 2005 *

Bordaj, 2005-08-08 23:48:14
Permalien | Ajouter un commentaire |

Vendredi 4 février 2005 * On blogue ou on blague !

Il y a déjà un bout temps... J'avais mis de côté mon blogue. Je me disais que c'est juste une blague! On écrit pour partager un peu...à vide ou à plein. C'est comme jeter une bouteille à la mer...comme une mouche dans une immense toile d'araignée...WEB !

Mais à l'occasion, il y a quelqu'un qui trouve la bouteille ou bien un internaute trouve ça dans son surfing...et puis on l'espère.. ça lui ouvre une voie, un moment de réflexion, un tremplin...et puis... vogue la galère. La tienne et la mienne.

Ainsi soit-il !

Bordaj, 2005-02-04 21:03:36
Permalien | Ajouter un commentaire |

Jeudi 11 novembre 2004 * Détente de fin de jour.

Au rythme du jazz je laisse aller mon imagination.

glissade au soleil couchant.. Évasion de fin de jour sur le bord d'un lac. Rêvasserie de détente.

Bon air et fraîche brise en accompagnement de chants d'oiseaux et de clapotis de vagues.

Et une voix me projette dans le passé, lorsque ma soeur faisait jouer un tourne disque et créait le silence et la rêverie dans la maison.Sur des sillons gravés sur vynile le charme d'une chanson venait bercer l'atmosphère de la famille enchâssé dans un espace plutôt restreint.Et lorsque son chum se présentait... les portes du salon se fermaient et nous n'entendions que des sons en sourdine... leurs murmures et les voix plus aigus des disques.

Let me call you sweetheart !

Quel beau plaisir que de lire avec fond musical un air de jazz doucereux devant une fenêtre ou comme un loup la noirceur chasse le jour qui fuit lentement en traînant quelques feuilles d'automne.

La valse des doigts sur le piano fait balancer ma tête en rondeur et lance en ballades ethériques mes pensées vagabondes. Si j'étais bien allongé dans un lazyboy en peu de temps je serais aux anges... divinement relax.................

 

 

Bordaj, 2004-11-11 18:18:45
Permalien | Ajouter un commentaire |

Jeudi 11 novembre 2004 * Se parler

Tout ça, c'est un peu comme se parler à soi-même.Écrire ses pensées et les jeter à la mer en espérant que quelqu'un les trouve. Pour parler à l'univers. Et attendre un retour d'une sonde envoyé dans l'infini.

Patience et longueur de vie n'arrive pas toujours à bon port.

Jetez l'ancre, le bateau est perdu. Attendons l'aube pour voir le soleil dans le sourire d'un visage qui cherche la lumière.

Bordaj, 2004-11-11 00:15:32
Permalien | Ajouter un commentaire |

Dimanche 10 octobre 2004 * Tout le monde en parle ....

Tout le monde en parle…

 

J’y ai vu le Roi Guy-A avec ses acolytes se moquer de ses invités qui veulent à tout prix avoir une tribune pour se faire voir et mesurer leur popularité. J’ai regardé cette émission avec une certaine nostalgie quant à l’heure de présentation… Radio-Canada, dimanche soir 20 heures… Les Beaux Dimanches. J’ai constaté que Radio-Canada, qui doit être en quelque sorte notre phare culturel avait succombé aux Invasions Barbares. Le marché, la publicité, les cotes d’écoute avaient eu raison. Le volet culturel se diluait encore dans la mer des humoristes et de la télé-réalité très, très populaire. Concerts, théâtre, poésie  doivent se réfugier dans des stations spécialisées.

Pour le service et la clientèle de base, c’est maintenant le rire, le « bitchage », la violence, etc.

Même à la chaîne radio avec Espace musique, on a changé d’airs, on a fait un léger pas en arrière. Je trouve dommage que la Société d’État ne veulent plus contribuer à une élévation culturelle, et qu’elle cède si facilement au chantage des courants qui lentement mais sûrement nous tirent vers le bas.

Espérons que Télé Québec puisse se maintenir, et peut-être rejoindre la bande FM pour y diffuser pour tous les québécois  des émissions culturelles et  de la belle musique présentée et commentée par des gens de qualité que nous avons.

 

Bordaj, 2004-10-10 11:16:05
Permalien | Ajouter un commentaire |

Dimanche 26 septembre 2004 * Nostalgie d'un départ.

Pointe Bérubé, Saint-Ulric, QC

 

L’automne nous surveille. Déjà, quelques feuillus  maquillent timidement leur feuillage. Ces jours-ci, les oies blanches font halte à Tartigou. Il est 7h 30 du matin. Je sors sur le balcon. Duo de bleu en mer et ciel. Elles m’arrivent dans le dos. Leurs cris portés par une brise légère les annoncent. Et le nuage en mouvance émerge de la montagne.

Le cadeau, c’est le froissement de l’air cadencé par le battement des milliers d’ailes qui agitent l’air matinal. Bruissement de mousseline, de soie, de satin … l’oreille se gâte de ces fréquences presque divines.

Et en paquet de plumes pointées de noir, les oies s’allongent en arabesques flirtant avec la lumière du soleil qui magiquement leur donne relief et beauté. Elles glissent lentement vers l’embouchure de la rivière où l’eau douce s’assaisonne d’un peu  de sel.

Avec ce clin d’œil matutinal, la journée sera belle. Et dire que ce sont pour nous aussi les préparatifs du départ. Peut-être seront nous de retour avec les oies blanches en mai prochain.

 

Au revoir, à bientôt !

 

 

Bordaj, 2004-09-26 22:09:04
Permalien | Ajouter un commentaire |

Mercredi 15 septembre 2004 * Dans le quotidien

Se faire valoir en faisant quelque chose... à partager. Pour se faire avancer ou les autres... C'est bien comme.

Au début c'était la guerre.. ensuite les cathédrales...aujourd'hui ... on ne l'sé pu ! et tranquillement on retournera à la barbarie...comme dans les nouvelles... qu'on fait simplement et bêtement regarder.

La platitude...planifiée par des penseurs de piastres !

Bordaj, 2004-09-15 21:44:51
Permalien | Ajouter un commentaire |

Dimanche 12 septembre 2004 * De l'ancienne génération

Elle vient de partir. Elle était de 1914.Début de la première guerre mondiale. Temps dur et difficile.Partout.Tirer le diable par la queue. Rejoindre les deux bouts.Mais en famille, avec acharnement, dans la simplicité. Avec les valeurs religieuses portées par tout l'environnement communautaire... famille, paroisse, école, information, ses jeunes années se sont passées.Études bien élémentaires, travail comme aide familiale l'ont amené à des fréquentations qui annonçaient un nouveau cycle semblable à celui vécut dans les faamilles de l'époque.

Huit enfants sont nés de leur union. Et les temps changeaient tranquillement. Agriculture, industries, commerces, technologies nouvelles bousculaient leur quotidien établi sur une base qui lentement perdait ses appuis.Tranquillement s'adapter à ses nouveaux changements qui facilitaient la vie... radio, téléphone, cinéma, télévision, etc.

Mais dans le fond... c'était encore les prières, les dévotions, la providence. Et dans les résidus de ce qui lentement s'en allait ( les valeurs anciennes), elle a vieilli et s'est tranquillement détaché de tout.... ses enfants, son mari, son loyer, ses meubles, sa mémoire, son autonomie, ses forces, etc. Avec presque rien de ses affaires personnelles, elle a fini ses jours dans une résidence avec des soins prolongés.

Funérailles, rassemblement familial, parenté et amis, solidairement l'ont conduit à son dernier repos dans un cimetière, où comme à l'ancienne, elle fut inhumée. Mais contrairement à l'ancienne, le curé n'est pas venu faire une prière sur la tombe. Ce fut le croque mort qui récita quelques prières habituelles.. Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père... et que les âmes des fidèles défunts reposent en paix... par la miséricorde de Dieu. Amen !

Qu'en sera-t-il de nous... les générations nouvelles !

Bordaj, 2004-09-12 22:03:11
Permalien | Ajouter un commentaire |

Vendredi 10 septembre 2004 * Scribus ?

Pourquoi Scribus ? le mot scribe réfère à l'écriture. Le particule bus vient du mot autobus... qui a rapport au transport. Via Internet et le site monblogue... c'est le lien pour partager et faire voyager les mots et les pensées par la magie de cette nouvelle technologie globale.

Au plaisir. Scribus.....

Bordaj, 2004-09-10 17:36:37
Permalien | Ajouter un commentaire |

Jeudi 9 septembre 2004 * Oubliée ! ?

Demain  je serai oubliée...hier j'étais depuis 90 ans. Je me suis éteinte en douceur.Lentement je me suis déconnectée de mon autonomie. Mes enfants, mon mari, mon loyer, mon ameublement, mes choses, mes souvenirs. Mon espace physique s'est graduellement rapetissé...jusqu'à devenir ma chaise gériatrique et mon lit. Ma mémoire a glissé, mon langage s'est tu, mes yeux se sont fermés. Je retournais lentement dans ma solitude.Et en dernier seul mon coeur et mes poumons m'ont conduit à la transition vers l'au-delà.

Ma famille tout autour s'interrogeait si j'écoutais, j'étais encore présente.Ils ont fait selon leurs croyances... Bientôt, leur vie fera que je serai oubliée.

Mon désir est qu'il reste toujours quelque chose ou quelqu'un qui me fera revivre de temps en temps dans leur quotidien. A bientôt Clara.

Bordaj, 2004-09-09 18:20:52
Permalien | Ajouter un commentaire |